Sécurité au Japon : est-ce l’un des pays les plus sûrs au monde ?

3 784, c’est le nombre de portefeuilles retrouvés chaque année à Tokyo et rendus à leur propriétaire. Au Japon, la sécurité n’est pas une promesse de brochure touristique : c’est un quotidien palpable, une réalité vécue, jusque dans les gestes les plus banals.

Les chiffres officiels le confirment : le Japon affiche des taux de criminalité qui font pâlir d’envie bien des nations développées. Les actes violents y sont rarissimes, les vols à la tire presque anecdotiques, même au cœur des grandes métropoles.

Pourtant, tout n’est pas idyllique. Certaines zones, en particulier les quartiers nocturnes, invitent à la prudence. Quelques faits-divers, parfois très médiatisés localement, rappellent que la vigilance n’est jamais superflue, même dans un pays à la réputation aussi solide.

Le Japon, un pays où l’on se sent vraiment en sécurité ?

Depuis des décennies, le Japon s’est bâti une image de forteresse tranquille. Dans les rues de Tokyo, Osaka ou Kyoto, la sécurité frappe par son évidence. Qu’il s’agisse de touristes, d’expatriés ou de résidents, chacun circule à toute heure, rarement inquiété par la délinquance ordinaire. Cette impression de sûreté repose sur du concret : le respect des règles est partout, jusque dans les détails les plus anodins du quotidien.

Dans les quartiers résidentiels, les enfants rejoignent l’école seuls, parfois dès l’âge de six ans. Les personnes âgées se déplacent sans se soucier du regard des autres, ni de la peur d’un vol à l’arrachée. Même dans les quartiers animés, Kabukicho à Shinjuku, Dotonbori à Osaka, on observe la même sérénité, sauf à la marge, là où la vie nocturne attire pickpockets et rabatteurs. Ici, la prudence devient une habitude, surtout pour les voyageuses seules ou les visiteurs LGBTQ+.

Les retours d’expérience abondent : familles, seniors, enfants, expatriés, tous évoquent une tranquillité presque déconcertante. Ici, la sécurité ne se limite pas à un taux affiché sur un rapport : elle s’éprouve à la station de métro, dans un café, sur le quai du Shinkansen. Au Japon, la confiance collective ne se décrète pas, elle se vit.

Voici quelques éléments concrets à retenir selon les situations :

  • Les quartiers LGBT+ de Tokyo et Osaka garantissent une atmosphère plutôt sereine, même si l’alcool ou certains comportements peuvent occasionner des situations désagréables.
  • Les voyageurs en solo, qu’ils soient femmes, hommes ou seniors, circulent l’esprit tranquille, pourvu qu’ils appliquent quelques règles élémentaires de prudence.

Chiffres clés et faits marquants sur la criminalité au Japon

Le rapport à la sécurité au Japon diffère de celui que l’on trouve ailleurs. D’après les données du ministère de la Justice, le pays se distingue par des taux de vols et d’agressions exceptionnellement bas pour une puissance du G7. En 2022, moins de 650 homicides ont été enregistrés sur un territoire de 125 millions d’habitants. Même dans les quartiers les plus fréquentés de Tokyo ou Osaka, les pickpockets restent très rares.

Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. L’application stricte des lois, la pression sociale et la dissuasion pénale, jusqu’à la peine de mort, pèsent sur les comportements. Les autorités veillent, notamment via le système My Number qui renforce la traçabilité des citoyens et facilite la coopération policière.

Cela dit, certains problèmes persistent, à commencer par les chikan (harcèlement dans les transports), la présence résiduelle des yakuza dans des quartiers comme Kabukicho ou Namba, ou encore les bandes de bosozoku, ces groupes de motards parfois bruyants. Mais ces phénomènes restent limités : la grande criminalité recule et les arnaques ciblent surtout des publics très précis.

Pour mieux cerner cette réalité, gardez en tête ces points :

  • Dans les villes, le sentiment de sécurité est tangible : l’espace public reste ouvert et accessible à toute heure.
  • La criminalité organisée, incarnée par les yakuza, subit une pression croissante des autorités et de la société civile.
  • Les cas de harcèlement ou d’arnaques existent, mais ne constituent qu’une infime part des incidents recensés.

Petits risques du quotidien : ce qu’il faut savoir avant de partir

Si le Japon offre une expérience sécurisante, il reste quelques situations à anticiper. Les transports publics sont d’une ponctualité redoutable, mais les heures de pointe peuvent être éprouvantes, surtout pour les femmes. Certaines lignes à Tokyo ou Osaka proposent des wagons qui leur sont réservés. Les incidents de chikan dans le métro restent marginaux, mais il vaut mieux rester attentif.

Au volant, le respect du code de la route est la règle. Louer une voiture nécessite un permis international. Quant aux cyclistes, ils roulent souvent sur les trottoirs : il n’est pas rare de devoir partager l’espace, notamment dans les quartiers résidentiels de Kyoto ou les rues animées de Shinjuku.

Autre particularité : les tatouages. Ils restent associés à la criminalité pour une partie de la population. Résultat, l’accès à certains onsen ou salles de sport peut être refusé aux personnes tatouées. Les drogues, même en infime quantité, exposent à des sanctions immédiates. Des médicaments courants en Europe sont parfois interdits : il est donc indispensable de consulter la liste officielle avant de partir.

En cas de souci, deux numéros à connaître : 110 pour la police, 119 pour les urgences médicales ou les pompiers. Pour les alertes en temps réel, des applications comme Yurekuru (séismes) et Safety tips (consignes d’urgence) rendent service. Les Français de passage ou installés peuvent aussi compter sur la Maison 110 et l’Ambassade de France en cas de pépin ou de perte de papiers.

Quelques conseils pratiques pour le quotidien :

  • Retrouver ses objets perdus n’a rien d’exceptionnel : direction les koban (postes de police) ou les guichets dédiés des gares.
  • Boire un verre dans la rue n’est pas interdit, mais l’ivresse manifeste peut attirer l’attention de la police et provoquer des désagréments.

Respecter les règles locales, c’est aussi se préserver de bien des tracas et s’assurer un séjour serein.

Jeune garçon japonais en uniforme dans la rue

Vos expériences et conseils pour voyager serein au Japon

Qu’il s’agisse de déambuler dans Tokyo à minuit, de traverser Shinjuku sous les néons ou de se perdre dans les ruelles silencieuses de Kyoto, la sensation de sécurité accompagne chaque pas. Les voyageurs le disent : femmes, seniors, familles, tous profitent d’une tranquillité rarement rencontrée ailleurs. Les enfants, cartable sur le dos, arpentent seuls la ville. Les expatriés évoquent la bienveillance des Japonais face aux imprévus.

Pour prévenir les rares mésaventures, gardez toujours sous la main les numéros d’urgence : 110 pour la police, 119 pour les secours. Pensez à télécharger Yurekuru ou Safety tips pour rester informé en temps réel, surtout en cas de séisme. Les koban, ces petits commissariats de quartier, sont de précieux soutiens : dépôt d’objets trouvés, conseils, renseignements ou simple point de repère.

Voici quelques recommandations pour profiter au mieux de votre séjour :

  • Aux heures de pointe, les wagons réservés aux femmes dans les grandes villes sont à privilégier.
  • Dans les quartiers animés comme Kabukicho ou Namba, méfiez-vous des rabatteurs et de certaines arnaques nocturnes.
  • Si un problème surgit, l’Ambassade de France et la Maison 110 sont là pour accompagner les francophones, qu’ils soient touristes ou expatriés.

Celles et ceux qui voyagent seuls notent souvent à quel point la culture du respect des règles facilite l’expérience. Même dans les quartiers festifs ou LGBT+, le sentiment de sécurité domine. Préparer son séjour, se renseigner sur les usages locaux, c’est la clé pour explorer le Japon en toute confiance. Ici, la sérénité n’est pas un slogan : elle s’invite, jour après jour, dans chaque détail du voyage.

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